Guide pratique
Parler de ses compléments à son médecin ou à son pharmacien
Interactions avec les traitements, intervention prévue, grossesse, examens de laboratoire : pourquoi en parler et comment préparer l’échange.
Par Équipe NutriMindRédaction et relecture sur sources publiques
- Publié le
- Relu le
- 2 min de lecture
Sommaire(6)
À retenir
- Un complément peut interagir avec un médicament ou fausser un examen.
- Préparez une liste précise : produit, composition, dose, fréquence, depuis quand.
- Demandez un avis avant de commencer en cas de grossesse, de traitement ou de maladie.
- Signalez tout effet inhabituel : les professionnels peuvent le déclarer à l’Anses.
Pourquoi en parler
« Naturel » ne veut pas dire sans effet. Les agences sanitaires rappellent que certains compléments peuvent modifier l’action d’un médicament, en renforcer ou en diminuer l’effet. C’est notamment le cas avec les anticoagulants, certains antidépresseurs, les hormones thyroïdiennes ou les immunosuppresseurs.
- La vitamine K2 ne doit pas être prise sans avis médical avec un anticoagulant antivitamine K ; les oméga-3 et la curcumine font aussi l’objet de précautions avec les anticoagulants.
- La biotine (vitamine B8), présente dans certains complexes de vitamines B, peut fausser certains examens de laboratoire.
- Avant une intervention chirurgicale, votre équipe médicale peut vous demander d’arrêter certains produits quelques jours à l’avance.
Préparer l’échange
Le plus utile est une liste précise, à jour, que vous pouvez montrer ou envoyer. Pour chaque produit :
- le nom commercial et la marque, idéalement avec l’emballage ou une photo de l’étiquette ;
- la composition et la dose par prise ;
- la fréquence et le moment de la prise (tous les jours, jours d’entraînement, cure) ;
- depuis quand vous le prenez, et pourquoi ;
- les effets inhabituels que vous avez pu remarquer.
Une routine organisée par moment de la journée, comme celle de NutriMind, se lit en un coup d’œil et facilite la discussion. Le guide Organiser sa routine explique comment la construire.
Les situations où demander un avis avant de commencer
- grossesse, projet de grossesse ou allaitement ;
- enfant ou adolescent ;
- traitement médicamenteux en cours, même ponctuel ;
- maladie chronique (cœur, reins, foie, thyroïde, diabète…) ;
- intervention chirurgicale ou examen biologique prévus.
Le pharmacien, un interlocuteur accessible
Sans rendez-vous, votre pharmacien peut vérifier les associations entre vos compléments et vos médicaments, vous indiquer les délais à respecter entre deux prises et vous orienter vers votre médecin si nécessaire. Pensez à mentionner vos compléments à chaque nouvelle prescription.
En cas d’effet indésirable
Si vous ressentez un effet inhabituel après la prise d’un complément, arrêtez-le et parlez-en à un professionnel de santé. En France, l’Anses surveille ces effets grâce à son dispositif de nutrivigilance : les professionnels de santé peuvent y déclarer les cas, et les particuliers peuvent signaler un effet sur le portail officiel de signalement des événements sanitaires indésirables. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.
Sources
Publications d’autorités sanitaires et d’organismes publics consultées pour cette page.